Bushido

ROI, partie "Bushido" :

 

De la même manière qu'en Europe, il y a avait un code de conduite chevaleresque, qui faisait que les chevaliers défendaient la veuve et l'orphelin, dans le japon féodal, les guerriers (bushi), communément appelés de nos jours "samouraï", respectaient un code de conduite, un code d'honneur que l'on a appelé "Bushido" (la voie du guerrier). (Le terme bushido, vient de l'écrivain Nitobe).

 

Si, dans l'imagerie populaire occidentale, on a surtout retenu de ce code d'honneur le fameux hara-kiri (de son vrai nom : seppuku), action qui consistait à se suicider en s'ouvrant le ventre pour "s'excuser" d'un grave erreur, le bushido est surtout un ensemble de règles de comportements (non écrit au départ) et de règles régissant les rapports humains hiérarchiques. Le société japonaise reste très hiérarchisée, héritage de leur moyen-âge.

 

 

Quelles sont les 7 vertus des arts martiaux?

Les bons comportements dans la vie quotidienne sont généralement regroupées sous formes de liste de "vertus" à respecter :

 

JIN (prononcer "djin") : bienveillance, générosité

La bonté ou la bienveillance suppose une attitude pleine d’attention pour autrui, sans considération d’origine, d’âge, de sexe, d’opinion ou de handicap. Le respect permanent des autres avec le souci de les honorer sans jamais leurs causer de troubles ou de peines inutiles conduit naturellement à une concorde sociale mutuelle.

 

GI ("gui") : honneur, justice.

Le sens de l’honneur passe par le respect de soi et des autres. C’est être fidèle à sa parole, à ses engagements et à son idéal.

 

REI ("rlrlrei") : courtoisie, étiquette

La politesse n’est que l’expression de l’intérêt sincère porté à autrui, quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d’attitudes pleins de respect. Le cérémonial et l’étiquette font partie de l’extériorisation de la politesse.

 

CHI ("tchi") : sagesse, intelligence

La sagesse est synonyme d’aptitude à discerner en tous lieux et en toutes choses le positif et le négatif, à n’accorder aux choses et aux événements que l’importance qu’ils ont, sans être aveuglé ni se départir sa sérénité.

 

SHIN ("chin") : sincérité

La sincérité est impérative dans l’engagement martial : sans elle, la pratique n’est que simulation et mensonge, tant pour soi-même que pour les autres. L’engagement doit être total, permanent, sans équivoque car nous savons tous que l’illusion ne peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la voie.

 

CHU ("tchū") : loyauté

Le Budoka s’engage à une fidélité totale et à un respect loyal des règles internes à son école, des senseïs et des maîtres d'arts martiaux. C’est là le reflet de la rectitude du corps et de l’esprit du pratiquant.

 

KOH ("koh") : piété

La piété s’entend ici dans le sens de respect profond et authentique des bases des pratiques martiales, bases techniques, spirituelles, historiques, philosophiques.

 

 

Les rapports hiérarchiques :

Concernant les rapports hiérarchiques, dans notre monde moderne, on peut épingler en particulier le rapport maître-élève et le rapport ancien/nouveau qui ont survécu de l'époque féodale jusque dans nos dojos

 

 

Sensei/deshi

De la même manière que les samouraïs obéissaient aveuglement à leur daïmio (l'équivalent de nos "Ducs"), la tradition japonaises dans les dojo est que les élèves (deshi) obéissent à leur professeur (senseï) dans les exercices martiaux proposés. En Europe, il ne s'agit évidemment pas d'une obéissance aveugle, mais il faut que vous gardiez en tête que le temps que vous perdez à contester les exercices de votre senseï par paresse, par recherche de la facilité ou par peur de la nouveauté ou de la difficulté, font que vous ne profitez pas de l'expérience technique et pédagogique de votre professeur. Pour vous aider à intégrer cela, il suffit souvent de se rappeler que "sensei" veut juste dire "celui qui est né avant".

A ce propos, le terme "senseï" est employé au japon pour toute forme d'enseignement : un professeur d'art floral (ikebana) est aussi un sensei. Il est moins connu qu'en fait il existe un terme spécifique aux arts martiaux, : shidoïn (celui qui indique la direction).

 

kohai/sempai :

relation générale : tous les anciens d'un club sont responsables du bon exemple et du bon déroulement des activités du dojo (accueil, guider,...), vis à vis des débutants (kohai). (principe correspondant au noviciat dans notre société occidentale)

relation particulière d'aide et de modèle de la part d'un sempai (ancien) et de service rendu en échange de la part d'un kohai (jeune) qui se trouve sur la même longueur d'onde. Être choisi par un sempai comme son kohai et une chance de progresser et un honneur rare… (principe équivalent au compagnonnage dans notre société médiévale occidentale)